Archives mensuelles : juin 2013

30 juin : Ciné-club : Manhattan (1979)

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– 21h : Manhattan (Woody Allen – 1979 – 96 minutes)
avec Woody Allen, Diane Keaton, Michael Murphy, Mariel Hemingway, Meryl Streep, Anne Byrne

A 42 ans, Isaac Davis (Woody Allen) est partagé entre un métier qu’il déteste, une petite amie (Mariel Hemingway) trop jeune pour lui et une ex-femme (Meryl Streep) qui compte publier un livre sur leur vie conjugale passée ! Sa rencontre avec Mary (Diane Keaton), journaliste snob et suffisante, ne laisse en rien présager qu’entre ces deux êtres va s’établir une relation unique.

Tourné en noir et blanc en décors extérieurs et intérieurs naturels, superbement photographié, Manhattan est une déclaration d’amour à New York et à ses habitants. Imprégné exclusivement de la musique de George Gershwin, Woody Allen tisse et dénoue avec intelligence, tendresse, ironie et bien sûr énormément d’humour les relations entre les personnages, et poursuit ses thèmes chers : les femmes, l’amitié, l’insatisfaction de vivre, l’art, l’écriture, le jazz. Succès public et critique, cette comédie douce-amère est l’un des films les plus beaux et les plus touchants de la très longue carrière de Woody Allen, et a, entre autres, reçu le César du meilleur film étranger.

23 juin : Ciné-club : La Nuits des Morts-Vivants (1968)

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– 21h : La Nuit des Morts-Vivants (George Romero – 1968 – 96 minutes)

avec Duane Jones, Judith O’Dea

Un groupe d’américains se barricadent dans une maison à la campagne pour se protéger d’une meute de morts-vivants qui les poursuivent.

Même si historiquement ce n’est pas le tout premier film à représenter des morts-vivants, c’est bien avec celui-ci que se créé un genre à part entière du septième art. Produit en indépendant, tourné en noir et blanc, avec un budget limité et des acteurs non professionnels, Romero l’inaugure avec un quasi-film d’auteur au réalisme saisissant. En effet, malgré ses multiples suites et incalculables films dérivés de zombies plus ou moins sérieux ou pop corn, La Nuit des Morts-Vivants s’avère être contre toute attente ou cliché une critique féroce de la société et la nature humaines, car Romero s’attache bien plus à montrer les rapports conflictuels entre les vivants que les combats contre les morts-vivants. Ce qui en fait un film plus politique que d’épouvante.

16 juin : Ciné-club : Brazil (1985)

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– 21h : Brazil (Terry Gilliam – 1985 – 142 minutes)
avec Jonathan Pryce, Robert de Niro, Michael Palin, Bob Hoskins

C’est une sacrée coïncidence qu’un scandale sans précédent concernant la collecte et le stockage des données de millions de personnes, et les massives violations de la vie privée de la part du gouvernement américain éclate au moment même où le Festin Nu prévoyait de projeter Brazil ! Jugez plutôt :

Dans un monde rétro-futuriste totalitaire, un bureaucrate modèle et aux rêves romantiques essaye de corriger une erreur administrative, et va lui-même devenir un ennemi de l’État.

Au carrefour de l’aliénation de 1984, de la bureaucratie de Kafka et de l’humour absurde des Monty Python (dont un autre membre, Michael Palin, fait partie du casting), Terry Gilliam signe un chef d’œuvre hors-norme, inquiétant, onirique et en même temps hilarant. D’une richesse décorative et graphique inouïe (qui lui a valu une nomination à l’Oscar de la meilleure direction artistique, en plus du meilleur scénario), fruit d’âpres bras de fers avec ses producteurs (dont découlent trois versions différentes – c’est bien évidemment la director’s cut qui sera projetée), Brazil n’a pas pris une ride esthétiquement ni politiquement, et demeure d’une terrible actualité presque trente ans après sa sortie. Un film tellement culte qu’il en a donné son nom à un magazine français de cinéma (aujourd’hui disparu).

9 juin Ciné-club : Le Samouraï (1967)

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– 21h : Le Samouraï (Jean-Pierre Melville – 1967 – 105 minutes)
avec Alain Delon, François Périer, Nathalie Delon, Cathy Rosier

Un tueur à gages, solitaire et au grand code de l’honneur, a pour mission de faire disparaître un patron de boîte de jazz. Mais un commissaire de police doute fortement de son alibi.

 

Non seulement pierre angulaire de la filmographie de Jean-Pierre Melville (L’Armée des Ombres, Le Cercle Rouge) qui atteint la pleine maturité de son style, ce polar minimaliste et glacial est tout simplement le plus grand film noir français. Il offre aussi un des rôles les plus beaux et mythiques à un Alain Delon mutique. Sa sombre aura plane depuis durablement sur le cinéma international, de John Woo (The Killer) à Nicolas Winding Refn (Drive) en passant par Jim Jarmusch (Ghost Dog).

2 juin : Ciné-club Butch Cassidy et le Kid (1969)

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– 21h : Butch Cassidy et le Kid (George Roy Hill – 1969 – 110 minutes)
avec Paul Newman, Robert Redford, Katharine Ross

Loin des clichés des vieux western américains statiques, Butch Cassidy et le Kid raconte les (vraies) aventures des deux légendaires hors-la-loi à travers l’Amérique jusqu’à la Bolivie.

Porté par deux grands acteurs américains plus charismatiques que jamais (Paul Newman et Robert Redford, qui accède à la célébrité avec ce film), ce classique plein d’humour a gagné quatre Oscars : meilleure scénario original, meilleure photographie, meilleure musique (Burt Bacharach) et meilleure chanson (« Raindrops Keep Fallin’ On My Head »), ainsi que le British Academy Film Award du meilleur film.