Archives mensuelles : août 2013

25 août : Ciné-club John Wayne : Le Grand Détournement (1993) – La Prisonnière du Désert (1956)

Le Festin Nu organise une soirée hommage à John Wayne ! Deux films cultes ne seront pas de trop pour célébrer l’homme le plus classe du monde.

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– 19h : Le Grand Détournement – La Classe Américaine (Michel Hazanavicius & Dominique Mézerette – 1993 – 70 minutes)

Téléfilm inoubliable diffusé en 1993 sur Canal+ pour les fêtes de fin d’année, Le Grand Détournement se veut un hommage au cinéma américain pour lequel Michel Hazanavicius (OSS 117, The Artist) et Dominique Mézerette ont eu carte blanche de la part du président de la Warner pour piocher dans un catalogue d’environ 3000 films, à l’occasion du 70ème anniversaire du studio. Dans un montage de plus de 80 films ils créent un nouveau scénario cohérent et extravagant (inspiré de Citizen Kane et des Hommes du Président), avec une bande-son nouvelle et les authentiques comédiens de doublage de stars américaines (notamment John Wayne et Paul Newman) qui déclament parmi les dialogues les plus marquants du PAF. Impossible à commercialiser pour d’évidentes et complexes raisons de droit d’auteur, Le Grand Détournement a survécu sur des VHS enregistrées, avant de devenir sur internet un des objets audiovisuels les plus bouleversants de l’humour français auprès d’innombrables fans connaissant par cœur ses répliques.

Pour les rares ingénus qui ne sauraient pas de quoi il traite, John Wayne est ici George Abitbol, l’homme le plus classe du monde, qui décède mystérieusement, et au sujet duquel des journalistes vont enquêter pour éclaircir le sens de ses dernières paroles : « monde de merde ».

En bonus sera projeté Derrick Contre Superman, tout premier détournement d’Hazanavicius et Mézerette, bien plus court (16 minutes) mais tout aussi hilarant. Diffusé sur Canal+ en 1992, le montage est composé cette fois-ci d’extraits de séries télévisées. Derrick tente en effet de sauver du naufrage la chaîne La Cinq en cherchant le soutien de différents héros.

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– 21h : La Prisonnière du Désert (John Ford – 1956 – 119 minutes)

avec John Wayne, Jeffrey Hunter, Nathalie Wood, Vera Miles, Ward Bond, John Qualen, Harry Carey Jr, Henry Brandon

Des indiens comanches attaquent un ranch et kidnappent deux jeunes filles. Leur oncle (John Wayne), ainsi que leur frère adoptif et le fiancé de l’une des deux partent à leur recherche.

Avec cinquante ans de carrière et plus de 140 films, John Ford est un des piliers du cinéma américain, et sans conteste LE réalisateur de western américain. La Prisonnière du Désert constitue l’apogée de son style parvenu à pleine maturité, et est considéré comme son chef d’œuvre. Le montage est parfait, le scénario idéalement rythmé et profond (tiré d’une histoire vraie), les acteurs excellents et charismatiques, les couleurs du Technicolor éclatantes de beauté, les plans en extérieur réels dans les déserts américains à couper le souffle. Bien moins sage et manichéen que ne laissent penser les clichés du western américain, l’American Film Institute l’a tout simplement nommé en 2008 meilleur western de tous les temps. John Wayne (acteur fétiche de Ford, avec leurs 24 collaborations) n’est pas en reste, avec son personnage de marginal rebelle et flamboyant – rien d’étonnant pour l’homme le plus classe du monde !

18 août : Ciné-club Boris Karloff : Frankenstein (1931) – La Fiancée de Frankenstein (1935) – La Momie (1932)

« It’s alive ! It’s alive ! »

Le britannique Boris Karloff (1887-1969), du haut des 166 films dans lesquels il a tourné, est sans conteste l’un des plus grands acteurs d’épouvante et de fantastique, avec Béla Lugosi (Dracula). Mais c’est son rôle de la créature de Frankenstein qui grave son nom et son visage dans le panthéon de la culture populaire. Le Festin Nu se devait de lui rendre hommage, avec ses trois (courts) films les plus fameux !

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– 19h : Frankenstein (James Whale – 1931 – 71 minutes)
avec Boris Karloff, Colin Clive, Mae Clarke, John Boles

Même si ce n’est que la seconde adaptation au cinéma du roman précurseur de Mary Shelley, celle-ci est en assurément la plus connue, celle qui fait entrer la créature dans la légende, en pleine vague de films de monstres produits par Universal Studios des années 30 à 50 (initiée avec Dracula). C’est en effet sous les traits, le maquillage et l’interprétation originale de Boris Karloff que la créature sera éternellement représentée dans d’innombrables films, séries, dessins animés, jeux vidéo, et autres jouets et déguisements. Le film est si superbe visuellement et palpitant qu’on en oublie son âge.

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– 20h30 : La Fiancée de Frankenstein (James Whale – 1935 – 75 minutes)
avec Boris Karloff, Colin Clive, Valerie Hobson, Ernest Thesiger, Elsa Lanchester

Première des trois suites directes du premier opus (avant de multiples remakes), dont il reprend une bonne partie de l’équipe et des acteurs, La Fiancée de Frankenstein passe pour certains comme étant encore meilleur que le premier. Boris Karloff a en effet l’occasion d’approfondir son interprétation pathétique de la créature, produisant des sentiments contradictoires de compassion et de répulsion son égard. La réussite du film est telle qu’il connaîtra lui-même un remake (ce qui est assez rare pour une suite !), et le personnage de la fiancée deviendra lui aussi iconique (on la reconnaitra notamment dans Rocky Horror Picture Show).

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– 22h : La Momie (Karl Freund – 1932 – 73 minutes)
avec Boris Karloff, Zita Johann, David Manners, Edward Van Sloan

Contrairement à Béla Lugosi qui sera à tout jamais enfermé dans son rôle de Dracula, Boris Karloff eut l’occasion d’incarner un autre personnage mythique du cinéma fantastique, la fameuse momie qui poursuit de sa malédiction les profanateurs de sa sépulture. Sans suite directe à son époque, La Momie fait partie des monstres stars de Universal Studios, et connaîtra son lot de remakes à succès dans les années 40, 60 ou 2000.