Ciné-club hommage à Peter O’Toole : Lawrence d’Arabie (1962)

Né le 2 août 1932, après une soixantaine de pièces de théâtre, le comédien irlandais Peter O’Toole décroche pour son quatrième film le rôle de sa vie et devient une star internationale, grâce à sa prestation dans l’un des monuments de l’histoire du cinéma, Lawrence d’Arabie. A l’affiche de plus de 80 films et nominés sept fois à l’Oscar du meilleur acteur – sans jamais recevoir qu’un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière en 2003 -, mais aussi connu pour ses problèmes d’alcool et de dépression, il s’est éteint le 14 décembre 2013 des suites d’une longue maladie. Le Festin Nu rend hommage à cet acteur de légende avec la projection de son film le plus emblématique.

 Dimanche 12 janvier 2014 :

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19h : Lawrence d’Arabie (David Lean – 1962 – 228  minutes)

avec Peter O’Toole, Omar Sharif, Alec Guinness, Anthony Quinn

Pendant la Première Guerre mondiale, un officier britannique prend parti pour la révolte des tribus arabes du désert contre l’Empire Turc.

Après le refus de Marlon Brando (qui préfère tourner Les Révoltés du Bounty), Peter O’Toole obtient le rôle de l’officier Thomas Edward Lawrence, personnage historique fascinant, complexe et controversé – même sa sexualité est trouble, et c’est peut-être la raison pour laquelle absolument aucune femme ne parle de tout le film ! Après le succès du Pont de la rivière Kwai (avec déjà Alec Guinness), le réalisateur David Lean et le producteur Sam Spiegel s’attellent à nouveau film exotique de grande envergure. Le tournage dura un an et demi avec des milliers de figurants, principalement en Espagne dans le désert d’Almeria, mais aussi au Maroc, en Jordanie et en Syrie. Les plans sont à couper le souffle, parmi les plus beaux du cinéma, et servent d’écrin inestimable au souffle géopolitique et historique qui secoue ce film épique et amer. A noter que la quasi-totalité des mouvements de caméra se font de gauche à droite, pour insister sur la notion de voyage. Peter O’Toole dilapidera d’ailleurs son cachet dans les casinos locaux avec Omar Sharif, l’autre grande révélation du film, avec qui David Lean tournera Le Docteur Jivago (autre classique multi-oscarisé). Lawrence d’Arabie triomphe aux Oscars, avec sept récompenses : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure musique (de Maurice Jarre, qui retravaillera avec David Lean sur Le Docteur Jivago, La Fille de Ryan et La Route des Indes), meilleur photographie, meilleure direction artistique, meilleur montage et meilleur son. En 1989, le film ressort restauré avec 21 minutes inédites, pour plonger encore plus profondément dans l’immense désert.

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