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1er mai : Ciné-club Rock star : Lemmy (2010) – The Doors (1991)

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Dans le cadre de la Paris Beer Week, la bière Sex, Ale & Rock’n’roll (IPA de la brasserie alsacienne Sainte Cru) sera spécialement en pression pour l’occasion !

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– 19h : Lemmy (Greg Olliver & Wes Orshoski – 2010 – 110 minutes)

Les documentaristes Greg Olliver et Wes Orshoski ont suivi pendant deux ans le légendaire Ian « Lemmy » Kilmister dans son quotidien, entre Los Angeles et les tournées. Roadie de Jimi Hendrix, bassiste du groupe space-rock Hawkwind dont il a été viré quand la douane l’a emprisonné pour possession de drogue, et enfin leader de son groupe de heavy metal Motörhead, le sexagénaire passe ses journées au bar Rainbow et se passionne pour les machines à sous électroniques. Il revient sur sa vie musicale et sur la route, ses fameuses consommations d’alcool et de drogue et ses exploits sexuels. Il nous montre son petit deux pièces à Hollywood rempli de collections d’objets improbables, comme des réductions pour Domino’s Pizza, des armes de guerre ou des souvenirs nazis. Entre sessions en studio, bus de tournée, en concert, backstage, rencontres avec les fans ou conduisant un tank, notre homme se voit encensé par les témoignages admiratifs de pointures du métier tels que Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters), Metallica (avec qui on le voit jouer sur scène), Slash & Duff (Guns ‘n Roses, Velvet Revolver), Ozzy Osbourne (Black Sabbath), Alice Cooper, Ice T, Jarvis Cocker (Pulp) ou Peter Hook (Joy Division, New Order). Loin de ses frasques de la grande époque, Lemmy est resté égal à lui-même et à la hauteur de son mythe, simple et attachant, sans esbroufe mais authentiquement rock’n’roll, n’ayant rien à prouver à personne. Mais à la stupeur générale, Lemmy a fait mentir la légende et s’est révélé être mortel, emporté par un cancer de la prostate deux jours après son diagnostic en décembre 2015. « Killed by death » !

 LES DOORS

– 21h : The Doors (Oliver Stone – 1991 – 140 minutes)

avec Val Kilmer, Meg Ryan, Kyle MacLachlan, Frank Whaley, Kevin Dillon, Kathleen Quinlan, Michael Wincott, Michael Madsen

La vie de Jim Morrison, légendaire chanteur des Doors, depuis ses études de cinéma à Los Angeles jusqu’aux excès du succès et des sixties.

Oliver Stone était un grand amateur des Doors, qu’il écoutait alors qu’il était envoyé comme soldat au Vietnam. Après Platoon ou Wall Street, il continue d’analyser l’Amérique avec un film sur ce groupe si emblématique des sixties, de ses espoirs, illusions et échecs, à travers la trajectoire météorique de leur chanteur Jim Morrison. Etudiant en cinéma, poète, séducteur et shaman moderne, il eut le temps de devenir en seulement six albums une des icônes du rock, par son charisme, sa présence scénique et son destin tragique. Car cette carrière qui commence avec les premiers trips psychédéliques en plein flower power et le succès commercial naissant se meut en descente aux enfers, entre alcoolisme autodestructeur, répression policière, procès pour attentat à la pudeur et dépression. Avec un budget de quarante millions de dollars, il restitue les atmosphères intenses et fiévreuses des concerts avec le public en transe, et reproduit jusqu’aux véritables décors, costumes ou accessoires les plus pointilleux. The Doors a été un grand succès commercial, qui relança le mythe auprès d’une nouvelle génération. Cependant les membres du groupe et les fans de la première heure l’accueillirent sèchement, Oliver Stone (co-auteur du scénario) ayant pris de nombreuses libertés avec la vérité historique et donné une image romancée, manichéenne et guignolesque du chanteur.

1er mars 2015 : Ciné-club Hard rock

SPINAL TAP

– 19h : This is Spın̈al Tap (Rob Reiner – 1984 – 83 minutes)

avec Michael McKean, Christopher Guest, Harry Shearer, Rob Reiner, June Chadwick, Tony Hendra, Bruno Kirby, Patrick McNee, Billy Cristal, Anjelica Huston

Une équipe de documentaire suit la tentative de comeback du groupe de hard rock Spın̈al Tap.

Le premier film de Rob Reiner (Quand Harry rencontre Sally, Misery, Des Hommes d’honneur) est un mockumentary ou documenteur, autrement dit un faux documentaire. On voit en effet un réalisateur et sa caméra suivre la tournée comeback d’un groupe de hard rock, mais tout est faux, jusqu’au groupe ! Cette parodie des coulisses du (hard) rock des années 70-80 est tout bonnement hilarante et terriblement acérée, s’inspirant d’une infinité de faits divers et d’anecdotes de Led Zeppelin, Black Sabbath, Status Quo, Scorpions et autres Motley Crue, entre scénographies grotesques, décès mystérieux du batteur, manager irresponsable, pochettes d’albums douteuses, paroles de chansons sexistes et débiles, conflits d’ego des leaders, compagne harpie du guitariste qui sème le trouble, virages stylistiques, archives télé sixties et hippies, guitare double manche, le fameux ampli qui monte jusqu’à 11, etc.. Avec leur mélange de prétention, naïveté et stupidité, les membres du groupe donnent une image touchante et tellement juste de la rock star des stades. Une véracité qui poussera carrément ce faux groupe à en devenir un vrai, en sortant des albums et jouant des concerts bien après la sortie du film, entretemps devenu culte auprès de milliers de fans ! On a pu ainsi les voir jouer au Freddie Mercury Tribute ou au Live Earth. Les références culturelles au film sont devenues innombrables (notamment dans les Simpson, où par ailleurs l’acteur jouant le bassiste est aussi un membre de l’équipe de doublage du dessin animé). This is Spın̈al Tap est tout bonnement un des meilleurs films sur le rock, et certainement le plus drôle !

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– 21h : Good to see you again, Alice Cooper (Joe Gannon – 1974 – 100 minutes)

avec Alice Cooper, Michael Bruce, Glen Buxton, Dennis Dunaway, Neal Smith, Fred Smooth

Enregistré en 1973 durant la tournée pour l’album Billion dollars babies qui est un énorme succès commercial, Good to see you again, Alice Cooper donne à voir le fameux spectacle excessif, innovant et choquant pour l’époque du groupe (car Alice Cooper était le nom du groupe, avant que le chanteur ne parte faire carrière en solo en gardant le même nom). Dans une ambiance théâtrale de cabaret décadent et macabre, on découvre la plupart des artifices scéniques qui ont fait la réputation sulfureuse d’Alice Cooper, à base de maquillage, faux mannequins, bébés en jouet, fleurs, sarcophage, dollars lancées dans le public, mise en scène d’arrachage de dent avec fausse dent, brosse à dent et tube de dentifrice géants, un véritable boa dans les mains du chanteur, un faux Richard Nixon sur scène, le clou du spectacle étant la fameuse mise à mort d’Alice Cooper par guillotine et tête coupée exhibée au public ! Autant d’éléments spectaculaires qui ne le rendent pas étranger à la parodie de This is Spın̈al Tap – sauf qu’Alice Cooper a toujours pratiqué l’autodérision par l’outrance volontaire, contrairement à nombre de ses confrères. Le film du concert (car il est bel et bien sorti sur les écrans américains à l’époque) est augmenté de quelques scènes de fictions à vocation humoristique mais dispensables avec un acteur cabotin. Quoi qu’il en soit, Good to see you again, Alice Cooper confirme que les excentricités spectaculaires de Marilyn Manson et autres Lady Gaga n’ont pas grand-chose à envier à celles d’Alice Cooper, qui a ouvert la voie à bien des imitateurs. Enfin, n’oublions pas la performance musicale du groupe, Billion dollars babies étant sans doute leur meilleur album.