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6 mars : Ciné-club Jamaïque : James Bond 007 contre Dr No (1962) – Marley (2012)

JAMES BOND CONTRE DR NO

– 19h : James Bond 007 contre Dr No (Terence Young – 1962 – 110 minutes)

avec Sean Connery, Ursula Andress, Joseph Wiseman, Jack Lord, Bernard Lee, Anthony Dawson, Lois Maxwell

James Bond est envoyé en Jamaïque enquêter sur la disparition d’un agent secret britannique.

Ancien espion, Ian Flemming créé le personnage de James Bond en 1953 avec le roman Casino Royale. Celui-ci est adapté en téléfilm dès l’année suivante. Malgré l’immense succès des romans (quatorze jusqu’à la mort de l’auteur en 1966), les projets cinématographiques n’aboutissent qu’en 1962, avec Dr No (sixième roman de James Bond). Il se déroule en Jamaïque, l’ancienne colonie britannique où Ian passait deux mois par an pour y écrire ses romans (dans sa maison nommée Goldeneye !). Pour son premier rôle principal, Sean Connery décroche le personnage de sa vie, devenant une icône cinématographique et sans doute le meilleur interprète de l’agent secret, tant celui-ci a été fermement modelé par l’acteur écossais pendant sept films. Une autre inconnue, Ursula Andress, engagée sans casting sur la foi d’une simple photo, devient sex-symbol à partir d’une mythique scène où elle sort de l’eau en bikini (vendu aux enchères 41.000 livres !), créant d’emblée la signature des James Bond Girls. Le rôle du Dr No (déjà un membre de l’organisation SPECTRE) fut même proposé à Christopher Lee (Dracula), cousin de Ian Fleming ! Espionnage, action, exotisme, séduction, smoking, tous les codes de James Bond sont là, depuis la fameuse séquence de générique sur la musique de John Barry. Pour un budget d’à peine un million de dollars, Dr No rapporte soixante fois la mise, et est le point de départ d’une des grandes sagas du cinéma, avec plus de vingt films.

 MARLEY (2012)

– 21h : Marley (Kevin Macdonald – 2012 – 145 minutes)

Avec Bob Marley, Ziggy Marley, Rita Marley, Jimmy Cliff, Bunny Wailer, Lee Scratch Perry, Chris Blackwell

C’est durant le tournage du Dernier roi d’Ecosse (2006) en Ouganda que Kevin Macdonald a l’idée de faire un documentaire sur Bob Marley, en voyant à quel point le musicien était populaire à l’autre bout du monde, et surtout que les africains se reconnaissaient autant dans son discours que les jamaïcains. Malgré la pléthore de livres et de films déjà consacrés à la superstar internationale, le réalisateur voulait redécouvrir l’individu, sa musique et son message dans toute leur force et leur complexité derrière les clichés et les tubes ressassés par les radios ou supermarchés. Heureusement le budget a permis de travailler pendant quatorze mois pour contacter, persuader et interviewer plus de soixante-dix personnes, et localiser le maximum d’archives audiovisuelles disponibles (parfois inédites) auprès de collectionneurs du monde entier. Chose rare, la famille Marley a apporté son soutien et partagé ses documents personnels. Ce travail conséquent est d’autant plus important qu’il recueille les témoignages de ceux qui ont connu Marley, ce qui ne sera plus possible pour les générations futures, et qui permet d’obtenir un éclairage intime et authentique sur lui, combinant ses facettes les plus diverses : musicien, rastafari, prophète, militant politique, père de famille. De la banlieue jamaïcaine jusqu’à Londres en passant par ses concerts historiques au One Love Peace Concert de Kingston ou à celui de l’indépendance du Zimbabwe, le message rempli d’amour, d’espoir et de spiritualité à travers la musique ne pouvait pas être mieux restitué que dans ce documentaire passionnant.