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4 février 2018 : Ciné-club Clint Easwood / Don Siegel : Un Shérif à New York (1968) – Les Proies (1971)

– 19h : Un Shérif à New York (Don Siegel – 1968 – 94 minutes)

avec Clint Eastwood, Susan Clark, Don Stroud, Tisha Sterling, Betty Field, Lee J. Cobb

Un shérif aux méthodes expéditives est chargé d’extrader un détenu à New York. Mais celui-ci parvient à s’évader, et notre shérif, bien que dessaisi de l’affaire, va tenter de le retrouver.

Première des cinq collaborations entre le réalisateur Don Siegel et Clint Eastwood, révélé par les westerns de Sergio Leone. Ce Shérif à New York n’est en aucun cas un western mais un polar se situant dans le New York des années 60, montrant le choc des cultures d’un flic dur venu de l’Arizona qui ne s’embarrasse pas du politiquement correct pour parvenir à ses fins. Il préfigure en bien des points le futur Inspecteur Harry qu’ils tourneront ensemble en 1971, énorme succès mais politiquement controversé, et qui marquera durablement l’image de Clint Eastwood pour le reste de sa carrière. Un polar urbain efficace, cocasse et sixties, chaînon manquant entre deux périodes clefs de la filmographie d’Eastwood.

– 21h : Les Proies (Don Siegel – 1971 – 105 minutes)

avec Clint Eastwood, Geraldine Page, Elizabeth, Hartman, Jo Ann Harris, Darleen Carr, Mae Mercer, Pamelyn Ferdin, Melody Thomas, Peggy Drier, Pattye Mattick

Durant la guerre de Sécession, un caporal nordiste blessé est recueilli et soigné dans un pensionnat de jeunes filles sudistes. Malgré leur éducation puritaine, elles sont nombreuses à s’intéresser à lui.

Sans doute le film le plus osé et singulier de Don Siegel, Les Proies est un huis clos où un homme est enfermé par de jeunes filles taraudées par leurs pulsions, jalouses et rivales entre elles. Ce thriller psychologique rempli de tensions, fantasmes et frustrations, réalisé en pleine révolution sexuelle aux Etats-Unis. Avec une mise en scène originale et baroque de Siegel, il offre l’une des meilleures performances dramatiques d’Eastwood. Ce n’est pas surprenant que Sofia Coppola en ait tiré un remake en 2017, adoptant son habituelle subjectivité féminine, au lieu du machisme manipulateur du duo Siegel/Eastwood. Un grand film méconnu, palpitant du début à la fin.