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15 mars 2015 : Ciné-club thriller sous-marin

LES GRANDS FONDS

– 19h : Les Grands Fonds (Peter Yates – 1977 – 124 minutes)

avec Robert Shaw, Jacqueline Bisset, Nick Nolte, Louis Gossett, Eli Wallach

Un jeune couple en vacances aux Bahamas découvre en plongée dans une épave des bijoux et des bouteilles de morphine.

Adapté d’un roman de l’auteur des Dents de la mer (Peter Benchley), Les Grands Fonds se passe lui aussi en majorité dans l’eau, plus précisément sous l’eau. Cette chasse au trésor sous-marine est orchestrée par Peter Yates (Bullitt), qui nous gratifie de superbes scènes de plongée, très oniriques et innovantes pour l’époque (la photographie fut nommée aux British Academy Film Awards). Le tournage fut d’ailleurs très loin des normes de sécurité modernes, puisque les acteurs durent tourner sans doublures en présence de requins attirés par de la viande rouge et sanglante ! Autre merveille naturelle, l’irrésistible plastique de Jacqueline Bisset (Casino Royale, Bullitt, Airport) est particulièrement mise en valeur durant les scènes de plongées, à tel point que cela inspirera les fameux concours de T-shirt mouillés ! Nick Nolte (48 heures ; le remake des Nerfs à vif) fait ses débuts en premier rôle, tandis que Robert Shaw était déjà au casting des Dents de la mer, et Louis Gosset jouera dans Les Dents de la mer 3). A la bande-son on retrouve l’impérial John Barry (James Bond, Out of Africa, Danse avec les loups), ainsi que Donna Summer pour « Down, Deep inside » (un hit disco qui fut nommé au Golden Globe de la meilleure chanson). Grand succès commercial, Les Grands Fonds est un excellent thriller original et palpitant, qui donne envie d’aller barboter aux Bermudes !

 L'AVENTURE DU POSEIDON

– 21h : L’Aventure du Poséidon (Ronald Neame – 1972 – 117 minutes)

avec Gene Hackman, Ernest Borgnine, Red Buttons, Carol Lynley, Roddy McDowall, Stella Stevens, Shelley Winters, Leslie Nielsen

Le bateau de croisière Poséidon, avec ses 800 passagers, est retourné par une gigantesque lame de fond. Les survivants doivent absolument s’échapper du bateau avant qu’il ne coule.

Le film catastrophe était un des genres les plus populaires des années 70. Initié en 1970 par Airport (qui sera parodié par Y a-t-il un pilote dans l’avion ? avec Leslie Nielsen, qui joue d’ailleurs sérieusement ici), le genre s’est installé avec L’Aventure du Poséidon, superproduction record (pour l’époque) de 4,7 millions qui nécessita 125 cascadeurs. Il reconstitue l’intérieur d’un bateau retourné, où un casting de stars oscarisées (Gene Hackman, Ernest Borgnine, Shelley Winters) aux personnalités diverses et conflictuelles déambule dans des décors inversé de machinerie pendant que les eaux montent, procurant un suspense intense. Le succès fut immense et engendrera une suite en 1979, Le Dernier Secret du Poséidon (avec Michael Caine), ainsi que deux remakes : un téléfilm en 2005 et un film en 2006 (Poséidon avec Kurt Russel). Nommé à sept Oscars (actrice de second rôle pour Shelly Winters, décors, musique pour John Williams, costumes, son, photographie et montage) et récompensé de celui de la meilleure chanson (« The Morning After »), le film original offre un spectacle qui n’a pas vieilli, et qui à l’heure du naufrage du Concordia est encore d’actualité !

27 octobre : Ciné-club courses-poursuites avec Steve McQueen : Bullitt (1968) – Le Mans (1971)

Steve McQueen était un passionné de voiture et de course automobile. Il insistera toujours pour mettre ses talents à l’œuvre sur ses films. Voici donc l’occasion d’assister à ses deux plus mémorables courses-poursuites !

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– 19h : Bullitt (Peter Yates – 1968 – 113 minutes)
avec Steve McQueen, Robert Vaughn, Jacqueline Bisset, James Hagan

Le lieutenant de police Bullitt est chargé par un politicien ambitieux de protéger un mafieux qui doit témoigner au cours d’un procès.

Adapté d’un roman de Robert L. Pike et produit par Steve McQueen, Bullitt fait entrer le polar dans la modernité cinématographique. Tourné principalement en décors naturels et en extérieur à San Francisco, le film est nerveux, nocturne, poisseux, étonnamment réaliste, tant sur le milieu policier que médical. Malgré son scénario complexe, l’action est centrée sur le personnage de Bullitt, dont la sombre psychologie est exprimée avec une économie de dialogues et deviendra un archétype du cinéma policier. Le film est entré dans la légende pour son extraordinaire scène de course-poursuite d’une dizaine de minutes entre une Ford Mustang et une Dodge Chargers dans les rues de San Francisco, qui nécessita deux semaines de tournage et pour laquelle Steve McQueen refusa d’être doublé, et qui marqua un tournant dans le cinéma d’action. Récompensé par l’Oscar du meilleur montage, ce film au succès colossal est devenu une icône de la carrière de Steve McQueen et du thriller américain. Ford édita même en 2001 et 2008 en série limitée une Mustang Bullitt !

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– 21h : Le Mans (Lee H. Katzin – 1971 – 106 minutes)
avec Steve McQueen, Siegfried Rauch, Elga Andersen, Luc Merenda

Michael Delaney se prépare à courir la course des 24h du Mans, sa première après un terrible accident qui a par ailleurs coûté la vie à son ancien co-équipier.

Steve McQueen, arrivé deuxième à la course des 12h de Sebring en 1970, s’est énormément investi dans ce projet sur sa passion automobile, et voulait le tourner pendant une véritable course des 24h du Mans, mais les assurances refusèrent de le prendre en charge. Le circuit fut alors loué pendant trois mois avec vingt-cinq voitures de course, ainsi que des pilotes professionnels, mécaniciens et conseillers techniques, et il tourna lui-même une partie des prises de vue en Porsche 917 à une moyenne de 320 km/h. Le tournage fut pourtant difficile, avec un budget explosé et de multiples accidents : un coureur brulé au visage et aux mains, un autre amputé de la jambe, et enfin Steve McQueen évita de peu un camion en pleine course. En partie dramatique et en partie documentaire, magnifié par la bande-son de Michel Legrand, Le Mans reste un des meilleurs films et des plus réalistes sur la course automobile, étant le premier à installer des caméras sur les voitures.