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3 janvier : Ciné-club Heroic Fantasy avec Conan : Conan le Barbare (1982) – Conan le Destructeur (1984)

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– 19h : Conan le Barbare (John Milius – 1982 – 128 minutes)

avec Arnold Schwarzenegger, James Earl Jones, Sandahl Bergman, Ben Davidson, Cassandra Gaviola, Gerry Lopez, Mako, Max von Sydow

Le jeune Conan voit ses parents tués par le chef d’une secte, et est réduit en esclavage. Devenu adulte, il parvient à se libérer, et va chercher à se venger.

Le personnage de Conan a été créé en 1932 par Robert E. Howard, considéré comme le père de l’heroic fantasy (avec Edgar Rice Burroughs, l’auteur de Tarzan), dans des nouvelles parues dans des pulp magazines. Conan est donc l’archétype du héros d’heroic fantasy, guerrier solitaire rencontrant des compagnons sur sa route, dans un monde médiéval et merveilleux peuplé de non-humains où les royaumes s’affrontent. Après son adaptation en comics dans les années 70, un scénario de film est ébauché par Oliver Stone, puis remanié par John Milius. Produit par Dino de Laurentiis et tourné en Espagne, Conan le Barbare est tout sauf le cliché qu’il est devenu (comme Rambo) par la suite : un film bourrin et creux. John Milius signe au contraire un film nietzschéen et wagnérien dont la mise en forme s’avère on ne peut plus artistique : de la photographie aux décors, en passant par la richesse de son univers païen quasi-anthropologique ou par la fameuse partition de Basil Poledouris, considérée comme une des meilleures musiques de film. Le film marque aussi la naissance d’une des plus grandes stars du cinéma : Arnold Schwarzenegger, ancien culturiste, dont les futurs rôles musclés, peu expressifs mais attachants sont entièrement moulés sur celui de Conan. Conan le Barbare est devenu le maître étalon des films d’heroic fantasy, jusqu’à la trilogie du Seigneur des anneaux de Peter Jackson dans les années 2000.

 CONAN LE DESTRUCTEUR

– 21h15 : Conan le Destructeur (Richard Fleischer – 1984 – 101 minutes)

avec Arnold Schwarzenegger, Grace Jones, Wilt Chamberlain, Mako, Tracey Walker, Olivia d’Abo, Sarah Douglas

Une reine demande à Conan de partir en quête d’une corne légendaire gardée par un sorcier. Mais il ignore que c’est en réalité pour réveiller un dieu maléfique.

Après le succès public et critique du premier volet, Dino de Laurentiis souhaite faire de Conan une franchise cinématographique (comme James Bond). John Milius n’étant pas disponible, il confie la réalisation de la suite à Richard Fleischer, réalisateur on ne peut plus éclectique (Les Vikings, Tora ! Tora ! Tora !, L’Etrangleur de Boston , Soleil Vert). Si le miracle esthétique ne se reproduit pas, Conan le Destructeur glisse vers le film d’aventure plus classique, moins sombre et violent mais plus grand public, avec une photographie soignée de Jack Cardiff (Les Chaussons Rouges), toujours Basil Poledouris à la musique, et plus d’humour – au point de mordre parfois sur les terres du nanar. Schwarzenegger est bien sûr plus musclé que jamais, et combat aux côtés du mannequin et chanteuse Grace Jones (Dangereusement vôtre). Le succès sera toujours au rendez-vous, et Richard Fleischer enchaînera sur le tournage de Kalidor, suite non officielle de Conan, basée sur le personnage de Red Sonja du même univers avec Schwarzenegger (mais dont le nom de Conan ne put être utilisé pour des raisons de droits sur le personnage du même univers Red Sonja. Devant le déclin critique de la franchise, Schwarzenegger rompra son contrat de cinq films, et tournera les classiques 80s que l’on sait (Terminator, Predator, Total Recall). Le personnage de Conan restera donc éteint jusqu’à un piteux remake en 2011. Mais on parle d’un projet de suite directe du premier volet avec Schwarzenegger…

Ciné-club Superman par Richard Donner : Superman : le film (1978) – Superman II : the Richard Donner Cut (1980/2006)

SUPERMAN

– 19h : Superman : le film (Richard Donner – 1978 – 152 minutes)

avec Christopher Reeve, Marlon, Brando, Gene Hackman, Margot Kidder, Ned Beatty, Jackie Cooper, Glenn Ford, Trevor Howard, Valerie Perrine

Un jeune rescapé de la planète Krypton est envoyé sur Terre où il grandit. Journaliste en apparence, il est en fait doté de superpouvoirs avec lesquels il fait régner la justice en tant que Superman.

Superman est sans doute le héros de comic le plus connu dans le monde. Edité par DC Comics (comme Batman) à partir de 1938, il est le fer de lance du genre super-héros, si caractéristique de la bande-dessinée et de la culture américaines. Ses aventures ont été transposées à la radio (1940), en roman (1942), en dessin animé (1941-1942), en serial (série au cinéma, avant la télévision en 1948 et 1950), en comédie musicale (1966). Sa seule apparition au cinéma, Superman et les Nains de l’enfer (1951), était surtout une rampe de lancement pour une série télévisée (1952-1958). Il faut donc attendre 1978 pour une véritable superproduction, dont le budget et les effets spéciaux fassent honneur aux pouvoirs du héros en collant bleu à cape et bottes rouges. Avec un scénario de Mario Puzo (Le Parrain), le film retrace l’essentiel de la vie de Superman : depuis Krypton avec ses parents véritables, puis à Smallville avec ses parents adoptifs, et surtout à Metropolis sous l’apparence de Clark Kent, journaliste au Daily Planet avec Lois Lane, et bien sûr les exploits de Superman pour régner l’ordre et la justice. Le casting se pare de la megastar Marlon Brando (Le Parrain) pour jouer son véritable père, de Glenn Ford (Gilda) pour son père adoptif, de Gene Hackman (French Connection) pour Lux Luthor, le pire ennemi du héros. Christopher Reeve reste sans doute encore aujourd’hui l’incarnation la plus iconique et définitive du personnage. Avec son savoir-faire sans égal, Richard Donner (L’Arme Fatale, Maverick) signe ici un classique du blockbuster, innocent et populaire. Superman : le film, avec ses effets spéciaux qui faisaient croire sans ordinateur qu’un homme pouvait voler, a été un immense succès commercial (300 millions de dollars), qui a relancé la franchise au cinéma avec trois suites.

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– 21h30 : Superman II : the Richard Donner Cut (Richard Donner – 1980/2006 – 116 minutes)

avec Christopher Reeve, Margot Kidder, Gene Hackman, Marlon Brando, Jackie Cooper, Terence Stamp, Sarah Douglas, Jack O’Halloran

Superman doit affronter trois criminels de Krypton qui sont parvenus à s’échapper et veulent prendre le contrôle de la Terre.

Lors du tournage de Superman : le film, Richard Donner tournait en même temps la suite, puisque les deux films étaient censés constituer deux chapitres d’une même histoire. Mais les retards de production obligèrent à se concentrer sur le premier film qu’il fallait terminer avant tout pour sa date de sortie prévue. Par ailleurs, les tensions et les désaccords avec les producteurs furent tels que malgré le triomphe du premier film, ils décidèrent de ne pas reconduire Richard Donner pour le second, bien qu’il ait déjà été tournée à 75 %. Richard Lester (A Hard Day’s Night et Help! avec les Beatles) retourne donc la plupart des scènes, en donnant une tournure plus humoristique au film. Marlon Brando intente un procès et exige que ses scènes déjà tournées avec Donner ne soient pas intégrées au nouveau film – il en gagne beaucoup d’argent, tandis que la continuité scénaristique du film en est altérée. Le résultat sort sous le nom de Superman II : l’aventure continue en 1980, avec des avis mitigés. Des années plus tard, la pression des fans sur internet pousse la Warner à produire un nouveau montage de Superman II à partir des rushes tournés par Donner, comblant les trous par des scènes tournées en 1980 par Richard Lester. C’est ainsi que sort en 2006 Superman II : the Richard Donner cut, plus cohérent et sérieux. Il s’attarde plus particulièrement sur la relation de Lois Lane avec Clark Kent et Superman, tandis que les scènes tournées avec Marlon Brando peuvent être utilisées. Quoi qu’il en soit, Richard Lester a tout de même tourné en 1983 Superman III (qui a entamé le déclin de la franchise, dont le fond est touché avec Superman IV), et Richard Donner a continué sa carrière aux sommets du box-office avec Les Goonies (1985) et la série L’Arme Fatale (1987-1998).