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28 janvier 2018 : Ciné-club Fantasme : American beauty (1999) – Lolita (1962)

– 19h : American beauty (Sam Mendes – 1999 – 122 minutes)

avec Kevin Spacey, Annette Bening, Thora Birch, Allison Janney, Peter Gallagher, Mena Suvari, Wes Bentley, Chris Cooper

Un père méprisé par sa famille commence à fantasmer sur la meilleure amie de sa fille, et même à reprendre radicalement sa vie en main.

Pour un premier film, c’est un coup de maître de Sam Mendes ! En grattant le vernis du rêve américain, le réalisateur britannique (Les Chemins de la perdition, Skyfall) signe un thriller social féroce, qui décroche cinq Oscars (meilleurs film, réalisateur, acteur (Kevin Spacey), scénario original et photographie), ainsi que des Golden Globes ou BAFTA. American beauty dévoile une galerie de personnages admirablement bien écrits et interprétés, dévoilant toute l’hypocrisie, les mesquineries et les frustrations de la société américaine, de la mère hystérique à sa fille mal dans sa peau, du voisin militaire obsessionnel à son fils dealer de marijuana.

– 21h : Lolita (Stanley Kubrick –1962 – 153 minutes)

avec James Mason, Shelley Winters, Peter Sellers, Sue Lyon

Un professeur de littérature se marie avec une femme parce qu’il est en réalité attiré par sa fille.

Considéré comme un des romans du XXème siècle, le scandaleux Lolita de Vladimir Nabokov n’était pas facile à adapter dans l’Amérique puritaine des années 50-60. Le jeune Stanley Kubrick relève le défi haut la main, Nabokov lui-même (qui rédigea le scénario, que Kubrick ne suivit que partiellement) déclarant que le film était de tout premier ordre. La jeune Lolita n’a plus douze ans comme dans le roman mais seize, comme son interprète, Sue Lyon, mais est toujours l’objet des plus grandes obsessions sexuelles de personnages dérangés, joués par les immenses James Mason et Peter Sellers. Malgré bien des atténuations dans l’adaptation, le film fait tout de même scandale, mais qu’importe, Kubrick commence déjà à écrire sa légende d’artiste absolu.

15 mars 2015 : Ciné-club thriller sous-marin

LES GRANDS FONDS

– 19h : Les Grands Fonds (Peter Yates – 1977 – 124 minutes)

avec Robert Shaw, Jacqueline Bisset, Nick Nolte, Louis Gossett, Eli Wallach

Un jeune couple en vacances aux Bahamas découvre en plongée dans une épave des bijoux et des bouteilles de morphine.

Adapté d’un roman de l’auteur des Dents de la mer (Peter Benchley), Les Grands Fonds se passe lui aussi en majorité dans l’eau, plus précisément sous l’eau. Cette chasse au trésor sous-marine est orchestrée par Peter Yates (Bullitt), qui nous gratifie de superbes scènes de plongée, très oniriques et innovantes pour l’époque (la photographie fut nommée aux British Academy Film Awards). Le tournage fut d’ailleurs très loin des normes de sécurité modernes, puisque les acteurs durent tourner sans doublures en présence de requins attirés par de la viande rouge et sanglante ! Autre merveille naturelle, l’irrésistible plastique de Jacqueline Bisset (Casino Royale, Bullitt, Airport) est particulièrement mise en valeur durant les scènes de plongées, à tel point que cela inspirera les fameux concours de T-shirt mouillés ! Nick Nolte (48 heures ; le remake des Nerfs à vif) fait ses débuts en premier rôle, tandis que Robert Shaw était déjà au casting des Dents de la mer, et Louis Gosset jouera dans Les Dents de la mer 3). A la bande-son on retrouve l’impérial John Barry (James Bond, Out of Africa, Danse avec les loups), ainsi que Donna Summer pour « Down, Deep inside » (un hit disco qui fut nommé au Golden Globe de la meilleure chanson). Grand succès commercial, Les Grands Fonds est un excellent thriller original et palpitant, qui donne envie d’aller barboter aux Bermudes !

 L'AVENTURE DU POSEIDON

– 21h : L’Aventure du Poséidon (Ronald Neame – 1972 – 117 minutes)

avec Gene Hackman, Ernest Borgnine, Red Buttons, Carol Lynley, Roddy McDowall, Stella Stevens, Shelley Winters, Leslie Nielsen

Le bateau de croisière Poséidon, avec ses 800 passagers, est retourné par une gigantesque lame de fond. Les survivants doivent absolument s’échapper du bateau avant qu’il ne coule.

Le film catastrophe était un des genres les plus populaires des années 70. Initié en 1970 par Airport (qui sera parodié par Y a-t-il un pilote dans l’avion ? avec Leslie Nielsen, qui joue d’ailleurs sérieusement ici), le genre s’est installé avec L’Aventure du Poséidon, superproduction record (pour l’époque) de 4,7 millions qui nécessita 125 cascadeurs. Il reconstitue l’intérieur d’un bateau retourné, où un casting de stars oscarisées (Gene Hackman, Ernest Borgnine, Shelley Winters) aux personnalités diverses et conflictuelles déambule dans des décors inversé de machinerie pendant que les eaux montent, procurant un suspense intense. Le succès fut immense et engendrera une suite en 1979, Le Dernier Secret du Poséidon (avec Michael Caine), ainsi que deux remakes : un téléfilm en 2005 et un film en 2006 (Poséidon avec Kurt Russel). Nommé à sept Oscars (actrice de second rôle pour Shelly Winters, décors, musique pour John Williams, costumes, son, photographie et montage) et récompensé de celui de la meilleure chanson (« The Morning After »), le film original offre un spectacle qui n’a pas vieilli, et qui à l’heure du naufrage du Concordia est encore d’actualité !